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Saviez-vous que…
…le taux d’obésité atteint un niveau alarmant
- Au Québec, en 2004, plus de la moitié de la population présentait un excès de poids. Dans ce groupe, 22 % des personnes étaient considérées comme obèses.
…les coûts associés à l’obésité sont très élevés
- En 2000 au Québec, les coûts annuels de l’obésité étaient estimés à 1,5 milliard de dollars, 800 milliards en perte de productivité et 700 milliards en coûts directs de santé. Ceci représente 1% du PIB.
…nombre de Québécois, et surtout les Québécoises, présentent une préoccupation excessive à l’égard du poids
- En 1998, près de 50% des femmes et 10% des hommes dans la catégorie du poids santé désiraient maigrir.
…les produits et services amaigrissants sont omniprésents et peu efficaces…
- En 2003, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) a analysé 250 produits, services, et moyens amaigrissants disponibles au Québec. Les résultats indiquent que la plupart ne se conformaient pas aux critères de saine gestion du poids reconnus par la communauté scientifique.
- Les diètes engendrent un effet yoyo qui semble contribuer au gain de poids de nombreux individus.
…les diètes présentent des risques pour la santé physique et mentale des individus
- Les diètes sévères entraînent des conséquences sur la santé physique allant de la réduction du métabolisme de base, l’hypotension, les étourdissements, la perte de cheveux, de masse maigre et de masse osseuse, jusqu’à de l’arythmie cardiaque, des arrêts cardiaques et des déséquilibres électrolytiques.
- Le recours à l’amaigrissement a une incidence sur la santé mentale; dépression, anxiété, irritabilité, isolement social, préoccupation à l’égard du poids et de la nourriture, pauvre image et estime de soi.
Actuellement, très peu de services sont disponibles dans le réseau de la santé pour répondre aux besoins des personnes aux prises avec un problème de poids. Ceci les amène souvent à se tourner vers l’une ou l’autre des nombreuses méthodes de perte de poids offertes sur le marché et qui, dans bien des cas, peuvent nuire à leur santé.
Les problèmes de poids : obésité et préoccupation excessive
Au Québec, en 2004, plus de la moitié de la population présentait un excès de poids. Dans ce groupe, 22 % des personnes étaient considérées comme obèses. Au côté de ce problème inquiétant se dresse celui de la préoccupation excessive à l’égard du poids, qui est aussi omniprésente dans la population québécoise. En 1998, près de 50% des femmes et 10% des hommes dans la catégorie du poids santé désiraient maigrir. Les professionnels de la santé font face à deux épidémies; celle de l’obésité et celle de la préoccupation excessive à l’égard du poids. C’est sur une toile de fond complexe, où s’entremêlent les facteurs individuels et environnementaux, que se manifeste la demande pour le contrôle du poids à laquelle ils sont appelés à répondre.
Recadrer le lien entre le poids et la santé L’excès de poids favorise le développement de divers problèmes de santé tels que le diabète, les maladies cardiaques et respiratoires ainsi que les problèmes ostéo-articulaires. Des classifications du poids basées sur l’indice de masse corporelle (IMC) sont largement utilisées par les experts. Bien que l’incidence des maladies chroniques s’accroisse à mesure que l’IMC augmente, la distribution du tissu adipeux et non uniquement sa quantité, contribue au risque à la santé. L’excès de masse grasse situé dans la région abdominale (excès de poids typique chez l’homme) est plus fortement associé à un profil métabolique détérioré et à un risque élevé de maladies cardiaques.
On ne doit cependant pas oublier que le poids est UN déterminant de la santé. L’hérédité et les habitudes de vie (niveau de stress, niveau d’activité physique, tabagisme…) sont d’autres facteurs qui influencent largement la santé d’un individu. Par exemple, on sait maintenant que la pratique d’activité physique peut réduire significativement le risque de maladies chroniques attribuables à l’obésité telles que le diabète type 2, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires, et ceci, indépendamment de l’IMC. Les habitudes de vie ont donc un impact direct sur la santé, sans égard au poids.
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