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Blogue d'ÉquiLibre

Métamorphose de l'activité physique à l'école

Par Fannie Dagenais, Dt. P., M. Sc., directrice générale

8 février 2013

 

OK, je l’avoue, lorsque j’étais au secondaire, je n’aimais pas les cours d’éducation physique! Les coups de bâtons reçus en jouant au hockey cosom, les push-ups, courir en rond dans le gymnase…ce n’était pas ma tasse de thé!

 

Je crois que j'aurais pu apprécier le volley ball, si je n’avais pas eu ce petit handicap : encore aujourd’hui, je manque deux services sur trois… ce qui m’a valu plus d’une fois l’exercice humiliant d’être choisie à la fin lors de la formation des équipes. Mais il y a pire. Encore aujourd’hui, je me rappelle ce cours d’éducation physique durant lequel toutes les filles étaient alignées en rang d’oignons pour se faire mesurer les plis cutanés, et ce, à la vue de toutes les autres!  Était-ce vraiment nécessaire?

 

S’il n’avait été que de ces expériences, j’aurais probablement, comme beaucoup de jeunes, tourné le dos à l’activité physique. Fort heureusement, j’avais, bien avant le secondaire, eu la chance de vivre une multitude d’autres expériences positives qui m’ont fait découvrir le plaisir de bouger. Un plaisir que même les pires expériences n’ont pas réussi à ébranler!

 

J’ai eu la chance d’avoir des parents actifs, qui nous ont toujours entraînés, mon frère et moi, dans toutes sortes d’activités : le ski, le patin, le tennis, la randonnée, la natation… J’ai eu l’opportunité d’essayer une variété d’activités dans un contexte agréable, et de découvrir celles qui me plaisaient vraiment. Celles-là, je les pratique encore aujourd’hui, et je prends plaisir à les faire découvrir à mes enfants!

 

Au Canada, seulement 7 % des jeunes font suffisamment d’activité physique et le tiers des jeunes abandonnent la pratique d’un sport lors du passage à l’adolescence.  Aujourd’hui, un groupe d’experts réunis par la Coalition québécoise sur la problématique du poids a dévoilé le rapport 5 recommandations pour permettre aux jeunes d’être plus actifs à l’école. Ce rapport, auquel ÉquiLibre a collaboré, fait mention entre autres de l’importance d’augmenter le temps accordé aux cours d’éducation physique, de favoriser les activités intramuros et parascolaires, de maximiser l’utilisation des récréations, etc.

 

Comme 96 % des Québécois, je souhaite qu’on offre aux jeunes plus d’occasions de faire de l’activité physique à l’école. Mais on doit également s’assurer que les expériences vécues par le jeune soient positives, sous risque de passer complètement à côté de notre objectif! Pour développer le plaisir de bouger, le jeune doit avoir la chance d’expérimenter des activités variées et adaptées à ses capacités.  Ceci implique d’avoir une offre variée, dans laquelle chacun y trouvera son compte : filles comme garçons, habiles comme moins habiles! Les éducateurs, entraîneurs et autres intervenants doivent être formés et outillés pour permettre aux jeunes d'être actifs, dans un climat de respect et de confiance, avec des moyens d’évaluation appropriés.

 

Bien sûr, l’école ne porte pas à elle seule la responsabilité de transmettre de saines habitudes de vie à nos enfants. Mais si on tire profit de ses installations, de ses équipements, du contact privilégié que ses intervenants ont avec les jeunes, n’est-elle pas un fabuleux laboratoire pour permettre aux jeunes d’explorer, d’essayer et de graduellement accumuler des expériences positives qui leur feront découvrir le plaisir d’être actif?

 

Et vous, quels souvenirs gardez-vous de votre cours d’éduc?

 

 


5 recommandations pour permettre aux jeunes d'êtres actifs à l'école est un rapport remis par un groupe d'experts invités à se positionner à l'occasion d'une initiative de la Coalition québécoise sur la problématique du poids.

Visitez le site de la Coalition poids pour plus de détails : www.cqpp.qc.ca/fr

 

Commentaires

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  • 11 mars 2013 14:47
    Belle initiative! Bravo!